Achat-Vente de points de permis sur le Net Toulouse Haute-Garonne

Dans un article paru , le quotidien « Le Parisien » révélait l'ampleur, dans notre pays, d'un phénomène apparu en Espagne et presque devenu là-bas sport national : la vente sur Internet de points de permis de conduire !

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Achat-Vente de points de permis sur le Net

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Pour éviter de perdre leur précieux papier rose, un nombre croissant de Français flashés par des radars automatiques ont désormais recours aux points de permis de leur famille - notamment à ceux de leurs aïeux qui conduisent rarement ou ne roulent plus du tout - et n'hésitent pas, quand le réservoir familial est tari, à acheter des points sur le Net. Si la demande est forte, l'offre ne l'est pas moins et les motivations des vendeurs de points en ligne sont parfois étonnantes... tout en étant illicites !EFFETS PERVERSLes radars automatiques de contrôle de vitesse et la politique de fermeté routière responsable de leur multiplication sur notre territoire marchent bien. Ainsi, si huit millions de points de permis ont été retirés aux Français en 2006, près de 2,7 millions de points ont déjà disparu des permis au cours des trois premiers mois de l'année. On pourrait même dire qu'ils marchent trop bien si l'on en croit l'enquête publiée ce matin par le quotidien « Le Parisien ». Mis en place pour responsabiliser les automobilistes français et les sensibiliser aux dangers de la route et à la nécessité de respecter les limitations de vitesses, permis à points et radars automatiques semblent, selon le journal de la capitale, avoir engendré des pratiques illégales, comme l'utilisation de points venant de proches et la commercialisation de points de permis sur Internet.

C'était un secret de polichinelle qu'un nombre croissant de conducteurs en passe de perdre leur permis n'hésitaient pas à inscrire, quand ils recevaient leur amende pour excès de vitesse attesté par un flash de radar automatique, le nom d'un de leurs proches - aïeux disposant souvent de leurs douze points notamment - sur le formulaire où est demandé le nom du conducteur en infraction. La pratique venait d'Espagne où elle était monnaie courante. Il y a quelques mois, on avait même parlé de points mis en vente en France sur un important site d'enchères. Le ministère de l'Intérieur avait sermonné le vendeur et l'affaire avait disparu des quotidiens...VASTE TRAFICTel un serpent de mer, elle refait surface dans les colonnes du « Parisien » avec une ampleur sans commune mesure avec ce précédent. Un vaste marché noir de points sur Internet existerait en France. Le prix du point irait de 250 à 2 600 euros - mais plus raisonnablement jusqu'à 700 euros. Certains vendeurs pratiqueraient même des tarifs dégressifs ! Economie de marché oblige, les points seraient moins chers dans les villes où l'offre serait élevée. Dans les campagnes, une offre plus rare ferait flamber les prix...

Plus étonnantes encore que l'ampleur de ce trafic sont les motivations des vendeurs. Certes, c'est la cupidité qui prime, mais certains vendeurs mettent en exergue le caractère « solidaire » de leur geste dans une société qu'ils jugent à regret de plus en plus répressive. Certains vont même jusqu'à qualifier leur pratique de « commerce équitable ». Les motivations des acheteurs seraient, elles, plus simples : ils n'auraient pas le temps de faire un stage de récupération de points - pourtant moins onéreux - ou n'auraient même plus cette possibilité car ne disposant pas du point indispensable pour pouvoir effecteur un tel stage ! QUE DIT LA LOI ?Vendeurs et acheteurs semblent cependant peu conscients des risques et sanctions qu'ils encourent, car si de telles pratiques sont autorisées en Espagne - où les faux témoignages concernant des amendes ne sont pas punis par la loi et où les points sont même bien souvent mis aux enchères sur le Net, quand ils ne sont pas vendus par de véritables réseaux spécialisés -, il n'en est pas de même chez nous.

Les automobilistes français qui utilisent les points d'un autre risquent 1 500 euros d'amende, auxquels peuvent venir s'ajouter jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende pour faux, voire jusqu'à 5 ans et une amende du même montant pour dénonciation calomnieuse. Les acheteurs peuvent en outre être floués par les vendeurs... Ces derniers risquent les mêmes peines pour complicité ! Quinze jours après que le ministère de l'Intérieur a mis en place le site Télépoints où chacun peut consulter le solde de ses points, il apparaît indispensable de repenser le permis à points - en l'harmonisant si possible au niveau européen - et surtout l'éducation des conducteurs...

Author: Jean-Marie SARDA

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